Medam est une base de données du programme de surveillance de la Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin (DCSMM) pour la Méditerranée, volet "Habitats benthiques et intégrité des fonds marins".
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Le site Medam a été intégré dans l'atlas Européen des mers de la commission Européenne.
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Le site Medam a fait l'objet d'une mise à jour importante en 2016 et en 2017.
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MEDAM est le pendant de MEDAMP, l’observatoire sur la protection de la biodiversité : www.medamp.org

Evolution

L’histogramme présenté dans l’onglet Evolution concernant l’évolution du nombre d’aménagements gagnés sur la mer devant les côtes françaises de la Méditerranée (voir l’histogramme correspondant) montre une période de triplement des aménagements gagnés sur la mer entre 1960 et 1985 puis un très net ralentissement de ces constructions entre 1985 et 2010.

Ce ralentissement est en grande partie induit par un arrêté interdisant de détruire les phanérogames marines (Posidonia oceanica et Cymodocea nodosa). (Arrêté du 19 juillet 1988).

herbier posidonia oceanica

L’herbier Posidonies (Posidonia oceanica) représente la forêt sous la mer. Les Posidonies sont des plantes à fleurs (phanérogames). Elles s’étendent entre 0 et -38 m de profondeur. Cette plante est strictement protégée partout devant les côtes françaises de la Méditerranée depuis 1988. (Photo : A. Meinesz)

prairie cymodocees

La prairie de Cymodocées (Cymodocea nodosa). Ce sont des plantes à fleurs (phanérogames). Cette espèce, qui se développe essentiellement entre 0 et -20m, est strictement protégée partout devant les côtes françaises de la Méditerranée depuis 1988. (Photo : A. Meinesz)

 

Plusieurs dizaines de projets de constructions portuaires (pour la plaisance) ou de terre pleins (pour des extensions de voirie ou de parking) ont été annulés par la présence de ces végétaux sur l’emprise projetée de ces aménagements. La portée de ce texte juridique a été renforcée par l’Europe : ces végétaux figurent sur la liste des espèces strictement protégées (Convention de Berne, septembre 1979, liste adoptée à Strasbourg le 5 décembre 1997). Cette liste a été validée par un décret du Ministère des affaires étrangères daté du 7 juillet 1999. C’est ainsi que des ports (ou extensions portuaires) projetés dans les décennies 1980 et 2010 à Menton, Roquebrune-Cap-Martin, Nice (extension du port de commerce), Cagnes-sur-Mer, Antibes, Saint-Tropez, Six-Fours-Les-Plages, … dont les dossiers étaient plus ou moins élaborés ont du être abandonnés.

Entre 1985 et 2010, ce sont surtout des ouvrages défensifs qui ont été construits (digues, épis : voir histogramme correspondant), ces ouvrages ont une faible emprise sur le littoral (peu de linéaire artificialisé : voir histogramme correspondant) et peu de surface couverte (voir histogramme correspondant).

Cependant si on tient compte des divers scénarios d’augmentation du niveau de la mer dans le siècle à venir (GIEC 2007 : 4 e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, voir www.ipcc.ch), il est évident que l’artificialisation de la côte va reprendre de l’ampleur pour défendre les richesses accumulées au bord de mer (aménagements défensifs pour la protection des routes, des chemins de fer, des terrains agricoles ou urbanisés situés sur des côtes à faible déclivité).

Il est ainsi d’autant plus important, dans le cadre d’un développement durable, de préserver dès aujourd’hui et à jamais de larges zones de côtes encore naturelles (linéaires pas encore artificialisés). A l’image des « trames vertes », où des espaces agricoles ou naturels sont préservés (dans les plans d’urbanisme), qui brisent l’extension tentaculaire des grandes agglomérations, il convient d’appliquer ce principe devant nos côtes.

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Photos

Afin de visualiser l'évolution du littoral au niveau des zones où des ouvrages ont été gagnés sur la mer, une banque de données iconographiques a été créée.

1302 photographies sont disponibles sur ce site et l'incrémentation de cette banque est continuelle. Les photographies peuvent être récentes ou anciennes (les vues d'un littoral avant son aménagement sont recherchées). Les photographies peuvent être prise en avion ou au niveau du littoral (en mer ou sur terre).

Les images disponibles sont de faible résolution. Les auteurs sont cités et peuvent éventuellement être contactés par mail (liste des auteurs). Des documents nouveaux sont bienvenus : contactez nous pour les mettre en ligne ! (objectifs, procédure, conditions)

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Cartographie

Accès cartographique de la base de données permettant de visualiser les contours de l’ensemble des ouvrages gagnés sur la mer et tous les tracés des limites bathymétriques et administratives.

Aménagements

Accès aux caractéristiques, descriptif, année de construction, illustrations et localisation de chaque aménagement gagné sur la mer > à 100 m².

évolution

Accès à la base de données historique : la construction de chaque ouvrage ou partie d’ouvrage a été datée. Elle permet de visualiser sur 487 histogrammes proposés l'évolution dans le temps des constructions sur la mer et ses impacts par découpage administratif (pays, région, département ou masse d’eau DCE).

Le bilan

Pour l’ensemble des côtes françaises de la Méditerranée (hors Monaco et étang de Berre) (voir les « détail » pour des particularités remarquables régionales ou plus locales).

MEDAM Inventaire :

Linéaire du littoral initial : 2 062 km (> voir détail)

Surface des petits fonds avant tout aménagement sur la mer (> voir détail) :

Entre 0 et -10 m : 80 723 ha soit 807 km²
Entre -10 m et -20 m : 88 046 ha soit 880 km²
Entre 0 et -20 m : 168 769 ha soit 1 688 km²
Entre -20 et -50 m : 330 030 ha soit 3 300 km²

Nombre d'aménagements (>100 m²) gagnés sur la mer : 1 137 (> voir détail)

Linéaire artificialisé par ces aménagements : 246,73 km (> voir détail)

Surface gagnée sur la mer par ces aménagements (> voir détail) :

Entre 0 et -10 m : 5 230,47 ha
Entre -10 m et -20 m : 614,29 ha
Entre 0 et -20 m : 5 844,76 ha

MEDAM Impacts :

Taux d'artificialisation du littoral (linéaire) : 11,44 % (> voir détail)

Taux de destruction irréversible des petits fonds par les aménagements gagnés sur la mer (> voir détail) :

Entre 0 et -10 m : 5,40 %
Entre -10 m et -20 m : 0,70 %
Entre 0 et -20 m : 3,16 %

Evolution :

Fait marquant, ralentissement très net des aménagements construits sur la mer à partir de 1985  (> voir détail).